Radical parenting

Il y a bientôt 2 ans, nous sommes nés parents.

Depuis, on a bien changé.

Je ne sais pas si c’est la secousse émotionnelle d’accueillir un tout-petit dans notre foyer, ouvrant des failles dans nos cœurs un peu trop blindés par nos têtes. Pas sûre qu’on le sache jamais.

Toujours est-il que le bien aimé papa a commencé à écouter Thinkerview les soirs de vaisselle durant lesquels notre demoiselle tâchait de s’endormir en tétant. Et puis, ça s’est enchaîné: collapsologie, écologie intérieure, écologie radicale, anarchisme, révolution zapatiste, anticapitalisme, écoféminisme, désobéissance civile. On en parlait entre deux portes, s’échangeant des lectures, des points de vue, accordant nos idéaux tels des violons de concerto.

2 ans après – Nous sommes entrés en lutte: lui souvent dehors, moi souvent dedans à me dépatouiller avec le travail, un maternage instinctif, une charge mentale qui me ronge, de la colère, de la fierté, de la lassitude.

Colibri et collectif se mélangent, en une répartition genrée qui m’interpelle et me questionne: quel modèle suis-je en train de transmettre à ma fille ?

Voilà, je reprends un peu la plume pour vous présenter notre quotidien de parents radicaux en quête de petites joies, de grands changements sous le regard bleu myosotis de notre enfant.

A suivre !

6 réflexions sur “Radical parenting

    1. Ah je ronge mon frein pour trouver du temps pour développer un peu tout ce qui me trotte en tête depuis des mois ! j’espère que tu trouveras matière à te nourrir intellectuellement 🙂 merci de ton passage !

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  1. Stéphane Leonard

    Quelle agréable surprise de pouvoir à nouveau te lire! Pas du tout surpris, par contre, de tes questionnements, ni des luttes que tu entreprends. Que les montagnes s’inclinent sur ton passage.

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    1. Si contente de vous relire ici ! 🙂 J’espère pouvoir un peu reposter mais voilà: je suis en plein dans l’agrégation pour devenir prof de bio et ma foi ça prend beaucoup de temps ! je termine mes stages cette semaine et ce furent de belles expériences. A bientôt !

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  2. bonjour, et oui la fameuse charge mentale.. dur toujours aussi difficile d’assumer, de prendre part.. d’avoir des choix « égaux » entre « nos obligations de mère et de femme, celles d’hommes virilisés et celle du combat collectif.
    Pensons : « si c’était la guerre et que l’un fut enfermé; est ce que nous nous en tiendrions à nos rôles genrés ?

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    1. Bonjour Marianne ! je suis contente de te relire 🙂 tout en une question de priorité à un moment T aussi : notre fille étant ma priorité, l’activisme écologiste peut devenir celle du papa. Pour un temps. Je crois que l’écueil est là: au fil du temps où elle va grandir et se détacher, je vais pouvoir me (re)diriger vers autres choses. Ce n’est pas une question de capacité mais j’ai bien en tête de lui montrer que je peux aussi être une agente de changement en dehors du foyer. Quant à la « répartition » des tâches, je me dis que c’est parfois illusoire de vouloir tout scinder en 50/50 à certains moments car pour un enfant par exemple, il a une figure d’attachement principale (moi en l’occurrence) et en parallèle, être politiquement actif dans des rôles bien établis, cela demande aussi un investissement à fond. Bref, on en reparlera !

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