Le jour où j’ai eu envie de me maquiller

Un matin, je pense l’an dernier, je me préparais rapidement devant le miroir de la salle de bain : vite un peu d’eau, un coup de peigne, se brosser les dents. Et tout à coup,en me regardant, j’ai eu envie de me maquiller. Cette pensée m’a assez interpellée parce que je n’ai jamais aimé me maquiller. Je ne comprenais pas ce geste, qui à mes yeux faisaient partie de tous ceux imposés aux corps des femmes pour plaire aux hommes..

Et puis ce matin-là, j’ai compris deux choses.

La première : ce n’est pas tant de maquillage dont j’avais besoin mais de temps dédié à moi. La jeune maman qui s’oublie beaucoup et ne sait finalement plus trop ce qui la nourrit. J’ai finalement compris que les gestes du maquillage peuvent être des gestes de soin de soi. De son corps ou de son reflet – et donc de sa valeur intérieure.

La seconde : j’ai compris le principe de sororité. Sur cette micro-révélation, je me suis sentie sourire car pour une fois, je sentais mon cœur s’ouvrir à d’autres points de vue de femmes. Et je me suis sentie reliée à cette diversité, comme une étoile dans une constellation. J’ai eu le sentiment de partager le vécue d’autres, d’appartenir à une grande famille. C’était doux.

Finalement, je ne me suis jamais remaquillée mais de ce jour en face du miroir, j’ai apporté encore une solide brique à mon féminisme naissant.

Note: je tente de reprendre un peu la barque de cet espace à moi qui gît ici dans les méandres d’Internet. J’ai besoin d’un espace pour tenter de dépasser ce sentiment d’imposteur qui me nargue et de décortiquer un peu le flux de pensées qui m’inondent. Maternité, féminisme, écologie seront en tête de liste dans les sujets discutés 🙂

Jouons !

A 2 ans, surtout après près d’un mois passé à la maison, notre fille développe énormément les temps de jeu libre et les enrichit de jour en jour ! C’est un vrai plaisir à observer. Et à force, je me suis posée pas mal de questions autour de la place du jeu dans nos vies, la valeur qu’on y octroie. Ce billet recoupe un peu mes fils de pensées, me laissant l’espace pour les redévelopper ultérieurement.

De quoi parle-t-on?

Le jeu libre est un jeu spontané, sans consignes durant lequel l’enfant est totalement aux manettes de son activité. Son but ? générer du P-L-A-I-S-I-R ! Selon les fois et ses besoins, l’enfant intégrera l’adulte ou non dans son monde. A la maison, notre fille aime qu’on soit à côté à l’observer jouer.

Par exemple, en ce moment, elle scénarise les mises à table et les couchers de ses petites peluches (les moments un peu délicat avec elle en fait). Un coussin fait office de table, une boîte renversée de chaise, des petits bouts de catadioptre trouvés dehors incarnent des petits bonbons… et elle dévalise son armoire ouverte pour aller chercher des habits qui feront office de couverture individuelles pour les 4 amis ! (NB: petit instant de lâcher-prise maternel et soulagement que je ne repasse pas du tout le linge !).  Elle peut passer de longs moments et je l’écoute, attendrie, en train de papoter gaiement: « Allez petite souris, couche-toi là. Tu as froid? Oui ? D’accord. Mets ta couterture. Ça va? Oui? D’accord. »

Le jeu libre: question de temps?

Comme le le disais en préambule, depuis le confinement, E. développe et enrichit beaucoup ses jeux. Elle qui n’a jamais été grande amatrice d’activités « structurées » ou même de jouets à but unique (je pense aux puzzle), elle prend un grand plaisir à nous imiter – et à courir partout bien sûr, car à 2 ans, bouger c’est la vie !

A mes yeux, deux facteurs influencent cela (outre le fait qu’elle grandit bien sûr): le temps disponible et notre présence au quotidien dans la maison. Jouer librement avec pour seul moteur soi-même demande en premier lieu une bonne sécurité intérieure mais également du temps pour conduire l’activité comme on le souhaite et la faire évoluer au fil de ce qui est rejoué. Nous-mêmes le savons très bien: nous lancer dans un projet nécessite qu’on dispose de temps suffisant pour l’élaborer, le construire et le mener à bien. Quand on suit le rythme du travail salarié qui segmente la journée en tranches horaires, cette liberté de conduite manque, y compris pour les petits qui sont dépendants des adultes et donc tributaires du rythme imposé. Du temps, cela libère l’esprit, favorise la créativité et l’autonomie.

Il en va de même pour les adultes. Levez les activités structurantes et divertissantes du quotidien, l’ennui pointe son nez: l’autonomie dans la tâche et son déroulement est une posture qui se construit.

De la nécessité des jouets?

Cette épineuse question, je me la suis posée il y a déjà quelque temps en lisant « L’enfant » de Maria Montessori. J’ai l’impression que la nécessité d’offrir des jouets aux enfants a émergé en même temps ceux-ci se sont petit à petit vu priver d’un accès au monde extérieur. Des enfants ayant un accès aisé un environnement naturel ont besoin de peu de chose: bouts de bois, herbes, cailloux, terre et petits contenants peuvent les occuper des heures durant. En plus de l’activité motrice liée à leur déplacement. Par contre, entre quatre murs, la nécessité de s’occuper devient nécessaire tant l’activité physique possible ainsi que les items à détourner sont peu présents. Je crois bien qu’il y a un fil à explorer entre la réduction de nos espaces de vie et l’accès à l’extérieur dans des environnements « naturels » (ou du moins porteurs d’une certaine idée de la nature), la structuration de nos rythme de vie par le travail et l’achat de bien de consommation. La manière dont on envisage la possession de nos espaces publics, dont on les investit va forger notre rapport à la nature et aux autres je pense. D’ailleurs, avec le confinement, je me suis souvenue d’une proposition électorale aux précédentes élections (portée par le parti Ecolo) qui souhaitait la mise à disposition d’espaces verts dans un rayon de 300 m autour de chaque habitation. Cela ne m’a jamais paru si censé qu’aujourd’hui !

Les parents et le temps du jeu

Dans ce point, je développe un sentiment qui m’habite et m’inquiète. On parle énormément de la charge mentale que représente le foyer et qui est majoritairement portée par les femmes. Je vous invite d’ailleurs à jeter un œil à cet article détaillé consacré à cet épineux problème où Sandrine avait listé l’ensemble du travail à prendre en charge quand on a des enfants, et comment cette charge avait été répartie dans son foyer.

De part mon statut actuel et mon temps disponible (étudiante à mi-temps), je suis le parent qui assure majoritairement les soins de notre enfant en semaine de travail. Qui plus est, parce qu’on souhaite un accompagnement respectueux de sa personne, je l’accompagne dans son endormissement ainsi que de nuit depuis plus de deux ans. Par conséquent, quand le papa est là pour prendre le relais afin que j’ai un peu de temps (pour travailler à mes cours, faire des courses – donc du travail la plupart du temps- ou ponctuellement pour faire du yoga ou lire), il joue avec notre fille, sort se promener avec elle etc.

Insidieusement, je me suis rendue compte que j’avais rarement l’envie de lui dédier un temps de jeu: après le temps des soins et des endormissements à rallonge, il y a des moments où j’ai besoin d’être seule ! C’est comme ça que, doucement, on a fini par se répartir des tâches d’une façon qui m’inquiète un peu: le papa joue (pas que bien sûr) et la maman s’occupe du « care« , des soins à la personne. J’admets volontiers que, étant encore fort petite et demandeuse de soins vu son âge, je lui accorde de bon cœur cette présence aimante dont elle a besoin. J’espère juste parvenir à me réapproprier une place au fur et mesure de son âge qui ne se cantonne pas tant que ça au foyer et qui démontre que, sa maman aussi en tant que femme, est actrice dans la société parce que…

Quelle est la place du genre dans le jeu?

Vaste question ! A voir notre petite fille berçant, enlaçant et faisant téter ses doudous, je suis émue de retrouver nos gestes à nous et espère parvenir à transmettre un peu des valeurs et postures que je défends à travers notre parentage. En parallèle, je me suis demandé: que ferait un petit garçon à sa place ? Reproduit-elle les gestes qu’on lui porte, indistinctement de leur origine maternelle ou paternelle ? Ou bien reproduit-elle surtout les gestes de sa maman à qui elle s’identifierait déjà en tant que genre?

A 2 ans, la construction du « soi » n’est pas encore acquise: elle alterne entre haute autonomie et instants fusionnels avec son référent affectif – moi. Par jeu, il y a quelques semaines, quand on observait des dessins de dames et de messieurs dans un livre, je lui ai demandé: « Et toi, tu es une dame ou un monsieur? » – Silence – « Rien » m’a-t-elle répondu. Je ne sais pas si elle s’identifie déjà à un genre mais je m’interroge une fois de plus sur la palette des possibilités que je parviens à lui présenter.

Huis clos – J 11

C’est drôle, ce qui me pèse, c’est l’horizon unique du maintenant, du présent.

De ne pas savoir me projeter dans un « après », aux contours encore trop flous (est-ce qu’on ira à la mer cet été?)

De ne pas savoir m’évader dans un « plus tard », un ailleurs temporel.

De ne pas savoir quoi faire « après ». Qu’est-ce que je planifie? Est-ce que c’est « assez »?

Je me sens à l’étroit, non pas car je suis physiquement confinée – chanceuse, j’ai de l’espace, un jardin et des alentours verdoyants. Non, je suis confinée dans le temps, sur un balancier dont le rythme s’est cassé et n’est plus en phase avec ce que j’avais pu accordé (laborieusement, bancalement) auparavant.

Les trop pleins et les creux, ça fait 2 ans que je vis avec: l’incertitude du temps entre mes mains. Ça m’angoisse ce temps distendu …Comment le remplir? Comment l’optimiser? Comment le rentabiliser? Comment évaluer son usage? Je vi(vai)s comme une abeille ouvrière, les yeux rivés sur une sorte de ligne de conduite acceptable par mes pairs et dans laquelle je trouve un semblant de valorisation. Je suis surprise de voir ça, je me croyais « affranchie » de cela, suffisamment distante du crédo du « métro-boulot-dodo-conso », consciente de cette nécessaire lenteur.

Mais non. Devenir mère me l’a rappelé en pleine face- je le vis encore mal parfois, souvent. 

Etre confinée me rappelle encore: je remplis pour bien paraître. A moi en priorité parce que je doute de ce que je vaux. Prendre le temps ou le perdre: comment savoir? comment choisir?

Evaluer son usage du temps est devenu une norme à caractère sociale qui touche à la productivité. Qui touche à notre valeur sociale aussi. Ce rythme étrange qui balance sans que j’en saisisse les temps forts me laisse désemparée.

Surtout que, de base, je n’ai aucun sens du rythme…

Huis clos – J1

Sous le signe de : l’ambivalence

On entame notre premier jour de confinement aujourd’hui en Belgique. Et je me sens tiraillée…

D’un côté, je suis contente de passer du temps à 3 : ça faisait longtemps qu’on avait pas eu l’occasion d’être ensemble de façon si paisible, sans une réunion politique, sans les coureries pour la crèche, sans sollicitations à gauche et à droite etc. Parce que oui, on a enlevé E. de la crèche pour 5 semaines étant donné qu’on est tous les deux avec le papa en télétravail plus ou moins nécessaire. C’est la moindre des choses de laisser la place à des enfants qui n’auraient pas de mode de garde alternatifs, notamment ceux qui auraient dû rentrer à l’école cette semaine…

Et soyons positifs jusqu’au bout: on comptabilise 5 jours sans pluie, dont plusieurs avec du soleil ! du coup, on va beaucoup dehors profiter du bois adjacent (privé, mais bon voilà !) et de notre petit jardin.

De l’autre côté, comme d’hab avec une situation un peu « différente », je tire des plans sur la comète et me retrouve frustrée parce que moi mes cours à l’unif ne sont pas suspendus et que j’ai toujours mon rapport de stage à faire. Avec la demoiselle à temps plein, c’est pas simple. Je voulais du temps pour ranger un peu mes 3 paniers de linge à replier qui traînent, du temps à deux avec le papa, du temps à 3 en famille, du temps à lire un peu et écrire, du temps à jardiner, préparer quelques activités pour E., cuisiner ensemble. Bref, un peu de congé. LOL. Je me sens nulle de ne pas savoir me lever à 6h du mat’ pour essayer de bosser 2h avant qu’ils se lèvent mais 1° je suis crevée en ce moment, et 2° E. a le sommeil léger au matin et tend à se réveiller vite quand je pars: rien de plus frustrant qu’une tentative de temps seule avortée. Et le soir, bah je m’endors avec elle à 21h…

Puis je suis un peu inquiète aussi. Je ne crois pas qu’on reprendra les cours après Pâques, la situation ne s’y prête pas j’ai l’impression. Puis j’ai un peu peur d’être malade, pas tant pour les conséquences que pour la difficultés de gérer boulot et petite fille (et la mise en quarantaine). J’ai très probablement été en contact avec une malade: est-ce que je n’ai pas eu de symptômes? est-ce que le virus est en mode « couveuse »?

C’est une situation qui me questionne et met en évidence plein de failles systémiques à garder à l’œil. Et je pense aux gens qui sont confinés dans de petits espaces avec le risque de violences que ça peut engendrer: ça me fait mal au cœur.

Bref, je parabole sur cette soi-disant parenthèse qui n’en pas une pour tous et qui me laisse sur ma faim.

Et chez vous, ça se passe comment le ralentissement forcé ?

Le temps de l’enfance

A 2 ans d’aventure lactée, je crois que si j’avais un seul et unique conseil à donner à des mamans allaitantes c’est bien celui-ci: laisser tomber vos montres ! Et je me rends compte ce que conseil dépasse largement le cadre de l’allaitement.

Quand notre fille est née, j’avais depuis longtemps décidé de m’orienter vers les pratiques du maternage proximale (allaitement non écourté et à la demande, cododo, portage – on y est toujours !). Au fil de la cohabitation, je me suis branchée à elle pour accompagner au mieux ses besoins, entrer dans l’écoute. Spontanément, je pourrais dire me connecter à mon « instinct » mais je l’omets sciemment: le parentage est loin d’être instinctif, c’est une pratique très imprégnée de la culture qui nous entoure. Evitons de glisser sur la pente dangereuse de l’essentialisme !

Ma foi, durant les 3 brefs mois de congé de maternité, ça allait encore, on avait notre petit rythme. Puis vint la reprise du travail … Bah m’sieur/dame, c’est là que le bât blesse, j’vous l’dit ! J’ai rarement tant vécu dans ma chair une telle incohérence…

Nos journées sont rythmées par nos activités: lever, coucher, travail, pause. Le petit humain, lui, il EST, tout simplement.

Il EST éveillé, il EST endormi, il EST la faim, il EST la colère/joie/tristesse/curiosité.

Et cette façon d’être au temps, au monde est peu compatible avec le monde du travail tel qu’il est. Même pour les plus grands, j’ai ce sentiment qu’ils sont en mouvance avec le Monde. Les petits enfants portent un regard sur les choses que nous n’avons plus: ils les regardent, nous on les inspecte pour en tirer une utilité (pas tout le temps mais quand même). Ils sont dans un espace de présence quand nous sommes dans le faire et l’avoir. Et c’est ce rapport-là au Monde que je veux cultiver, ce sentiment d’appartenance qui nous rend libre et confiant.

J’avais lu cet article de Eve Hermann qui traduit très bien ma posture: nous sommes les gardiens du temps de l’enfance de nos petit.e.s. En tant que parent, j’ai un rôle de protection de ce temps-là. Un rôle d’exemple aussi – que je gère beaucoup moins bien j’avoue !

Et les enfants savent nous le demander ce temps plein, ce temps d’exploration, ce temps d’attention. Sachons écouter, observer les enfants pour leurs apporter  ce temps juste qui les nourrit et les conforte, qui les fait grandir.

A tout juste deux ans, les semaines où nous sommes un peu moins disponibles parce que travail/formation/activisme, E. nous indique très vite qu’elle a besoin de temps avec nous soit pour jouer, soit pour se promener dehors (comprendre: quitter la crèche et se coucher deviennent calamiteux au possible !). Alors je priorise: le soir, on rentre à pied de la crèche sur le chemin des cyclistes pour marcher librement, papoter et observer ce qui s’offre à nous.

1h30 pour quitter et rentrer de la crèche: c’est beaucoup et finalement, si peu quand on sait qu’elle y passe 7-8h sur la journée. 1h30 à batifoler, sauter dans les flaques et collecter les fleurs de saules. Et moi, trop souvent, je ronge mon frein en pensant à tout ce que je dois encore faire en rentrant… Quand je vous disais que je suis loin d’être un exemple d’adulte en conscience ! Et en même temps, cela soulève tant de questions d’ordre politique comme l’accès à des espaces verts calmes, l’organisation du temps de travail, la possibilité d’utiliser des modes de transport actifs au quotidien (comprendre: vélo, marche et autres moyens de locomotion où on doit faire bouger la machine!), la charge mentale des déplacements et de la soirée… Dur d’”être” quand le cerveau travaille tout ça !

Radical parenting

Il y a bientôt 2 ans, nous sommes nés parents.

Depuis, on a bien changé.

Je ne sais pas si c’est la secousse émotionnelle d’accueillir un tout-petit dans notre foyer, ouvrant des failles dans nos cœurs un peu trop blindés par nos têtes. Pas sûre qu’on le sache jamais.

Toujours est-il que le bien aimé papa a commencé à écouter Thinkerview les soirs de vaisselle durant lesquels notre demoiselle tâchait de s’endormir en tétant. Et puis, ça s’est enchaîné: collapsologie, écologie intérieure, écologie radicale, anarchisme, révolution zapatiste, anticapitalisme, écoféminisme, désobéissance civile. On en parlait entre deux portes, s’échangeant des lectures, des points de vue, accordant nos idéaux tels des violons de concerto.

2 ans après – Nous sommes entrés en lutte: lui souvent dehors, moi souvent dedans à me dépatouiller avec le travail, un maternage instinctif, une charge mentale qui me ronge, de la colère, de la fierté, de la lassitude.

Colibri et collectif se mélangent, en une répartition genrée qui m’interpelle et me questionne: quel modèle suis-je en train de transmettre à ma fille ?

Voilà, je reprends un peu la plume pour vous présenter notre quotidien de parents radicaux en quête de petites joies, de grands changements sous le regard bleu myosotis de notre enfant.

A suivre !

Une page se tourne…

Cher.e.s lecteur/trice.s,

D’ici 3 jours, le blog fermera ses portes. J’ai pris du plaisir à écrire et échanger avec vous par ici mais je dois poser des choix en terme de temps et d’énergie, et je n’en ai pas suffisamment pour maintenir le blog à flot.

Même si je ne fais que tester un peu, vous pouvez toujours suivre mes quelques partages sur mon compte Instagram : https://www.instagram.com/le.lynx.d.or/

Bonne route à tous et merci pour vos passages 🙂

Pause

Un peu rattrapée par le contexte, j’ai besoin de recul en ce moment.

Bien que je fourmille d’idées à partager, je n’ai pas le temps ni l’énergie en ce moment pour alimenter le blog.

Profitez bien de tous les instants de l’hiver qui finit et du printemps qui se profile, j’espère vous retrouver d’ici quelques temps mais sans certitude aucune.

Emilie

 

DSC_0916

Avril…et résultats du concours

DSC_0104

Avril et ses fils me donnent envie de vous parler de liens.

Ce mois de Mars fut l’occasion pour moi de réfléchir sur les liens que nous, humains, tissons avec nos congénères et avec les autres espèces. Des liens sources de joies, de bonheur, de beautés mais si complexes !

Comme on peut le lire chez Clémentine, j’ai l’intime conviction que notre capacité à la bienveillance, à l’empathie et à la compassion sert de fondement à un mode de vie plus écologique.

Plus ouverts aux autres, nous sommes plus réceptifs à la vie en général et peut-être plus respectueux.

Plus prompts à la bienveillance, envers nous-même notamment, nous sommes peut-être plus à même à nous remettre en question et corrigeons plus aisément nos faux pas.

Malheureusement, comme tout le monde, j’ai mes travers sociaux, mes blocages et mes frustrations. Je constate notamment que les personnes que j’apprécie sont celles avec qui je passe le moins de temps. En cause? Le travail, la distance, l’organisation bancale.

Avril cette année sera donc, je l’ai décidé, un mois “sans” et un mois “avec”.

Sans…

… achats personnels.

Je suis attentive à mes achats, plus fourmi que cigale.

Pourtant, depuis que j’ai mon salaire, j’ai parfois l’impression que ma vigilance s’est relâchée – surtout sur les livres! Je me fais plaisir et ainsi qu’à mes proches. Néanmoins, j’aspire à lâcher un peu prise sur ces aspects matériels ce mois-ci.

Retrouver le goût de la patience quand un livre est est prêt à la bibliothèque.

Savourer les plaisirs des découvertes livresques plutôt que d’engloutir des pages. Peut-être ceci est-il dû aux remous actuels, la librophagie étant sensiblement liée à mon taux de cortisol, hormone de stress.

Prendre le temps de rêver, de trier les idées. De laisser germer ou de laisser s’évanouir.

Avril sera donc le mois sans achats personnels, le mois du minimalisme matériel !

Hormis les achats, Avril me permettra également de faire le point sur mon analyse de poubelle résiduelle. Car depuis fin février, nous notons scrupuleusement avec mon Amoureux chaque déchet non-recyclable afin de voir s’il y a moyen d’adapter nos comportements et habitudes d’achats. Mais je vous en reparlerai bientôt 😉

Avec…

plus de liens et d’attentions !

Si le matériel sera à la baisse, le relationnel sera placé en avant !

Chaque semaine, je veillerai à au moins envoyer une attention toute particulière à une personne qui m’est chère. L’idée m’est venue lorsque j’ai souscrit au set de cartes mensuel proposées par Clémentine La Mandarine. Ses créations pleines de vie me plaisent énormément et ce sera ainsi l’occasion de partager quelques mots, un extrait de poésie, un petit dessin sur papier. De belles surprises dans les boîtes aux lettres en perspective 😉

Ainsi, les cartes postales et moi, c’est une belle histoire. J’adore vraiment préparer cela (et en recevoir !), j’y mets beaucoup d’attention : c’est vraiment un cadeau très personnel à mes yeux.

Par exemple, lundi, pour fêter nos 5 ans de bonheur, j’ai voulu offrir un petit quelque chose fait main à mon Amoureux.

117

Le résultat ? Il l’a trouvé si original et réussi que j’ai souhaité partager l’idée, surtout que c’est de la récup’ !

DIY – Carte

Pâques approche… et les oeufs en chocolat inondent parfois nos paniers ! Devant tant d’emballages en aluminium si brillants et colorés, j’ai décidé l’an dernier de les conserver avec soin pour un bricolage ultérieur.

Me voilà donc avec une bonne dizaine de petits papiers multicolores: de quoi préparer une carte originale.

De quoi avez-vous besoin?

  • 1 feuille de papier épais (de la taille de votre choix)

  • 1 feuille de papier brouillon

  • un cutter

  • de la colle

  • des emballages d’oeufs en chocolat

  • un marqueur épais

Plier la feuille de papier épais en deux pour former un “V”.

Découper alors votre feuille de brouillon à la taille d’une des faces du V: vous pouvez la faire un peu plus petite (1cm en moins en longueur et en largeur).

Sur l’une des face de la feuille épaisse, dessiner les formes que vous souhaitez: du texte , des fleurs ou des hirondelles, ce qui vous plaît ! Découper soigneusement ces formes à l’aide du cutter. A ce moment, vous pouvez souligner leur contour à l’aide du marqueur épais.

Reprenez votre papier brouillon: vous allez y coller en mosaïque les emballages d’oeufs. Soyez délicats pour ne pas déchirer l’aluminium.

Quand le tout est bien sec, enduisez de colle la face interne de la feuille épaisse dans laquelle vous avez découpé les formes. Collez-y alors la feuille de brouillon sur laquelle brille la mosaïque des papiers d’emballage.

Laissez sécher… et voilà une jolie carte à remplir et à offrir 🙂

DSC_0863

Pour terminer sur la note des cadeaux, je vous annonce les résultats du concours organisé dans le cadre de l’éco-défi du mois de mars.

Résultats du concours

Parmi les 7 participantes, une seule avait pour souhait de gagner “Faut-il manger les animaux?” de J. S. Foer.

Iris, mon exemplaire est donc pour toi !

Nous avons tiré au dé la gagnante de “Plaidoyer pour les animaux”. Il s’agit de…

NadegeB

Félicitations à toutes les deux. Je vous invite à me communiquer vos adresses postales par email (tousdesgraines[a]gmail.com). Merci aux participantes pour leurs sympathiques commentaires !

Belle soirée à tous 😉

Bilan et partage autour de l’éco-défi

L’aventure de cet éco-défi organisé par Natasha est très enrichissante: les échanges à la fois sur le groupe Facebook et les articles publiés sont une source continue de réflexions et de questionnements. Alors, merci à toutes (il y a un homme qui s’était manifesté je pense, il excusera le pluriel féminin 😉 ) car au final, c’est grâce à l’émulation de groupe que nous parvenons à des résultats et avançons, chacune à notre rythme.

Nous voilà donc mi-mars, à la moitié de l’éco-défi. Récapitulons.

Natasha nous a présenté:

– Ses objectifs quant à l’éco-défi ainsi que sa relation aux animaux

– 7 interviews qui démontrent la complexité de nos relations avec les animaux: celle de Clémentine et les chevaux, Nina l’éleveuse, Daphné la future vétérinaire, Elise et le poulailler pédagogique, Valérie bénévole dans un refuge, Julie et son parcours vers le véganisme et l’interview de Jo-Anne McArthur, photographe de détresse animale (VF ou VO)

– 1 interview à la rencontre de la L214

– 2 critiques littéraires: Le manifeste pour les animaux et Plaidoyer pour les animaux

– La présentation de 5 documentaires sur l’exploitation animale

– De bons conseils pour adopter un animal

De mon côté, j’avoue ne pas avoir eu autant de temps que je l’aurais souhaité pour vous parler de tout ce que je voulais. Mais rassurez-vous, des articles paraîtront encore ce mois-ci et d’autres suivront certainement par après ! Ici, vous pouvez donc découvrir:

– Quelques incroyables cultures animales

– Un questionnement sur le bien-être animal dans le cadre du cinéma

Les interviews d’Amandine qui nous parle de ses chèvres et de Laurence qui présente son association « Charly’s Angels »

Ce n’est donc pas fini… mais nous savons que vous êtes nombreuses à vouloir poursuivre votre réflexion une fois le 31 mars passé. C’est pourquoi nous avons décidé de vous proposer…

Un concours !

Sont à gagner un exemplaire de « Plaidoyer pour les animaux » de Matthieu Ricard – dont vous pouvez découvrir un aperçu dans l’article du jour de Natasha ainsi qu’un exemplaire de « Faut-il manger les animaux? » de Jonathan Safran Foer.

Ce concours est éligible aux personnes habitant en Europe.

Quelles sont les conditions de participation?

1° Être inscrit à l’éco-défi

2° Laisser en commentaire sous cet article quel a été votre article préféré durant l’éco-défi et pourquoi.

3° Une fois l’étape 2 réalisée, remplir ce formulaire pour laisser vos coordonnées et choisir le livre que vous souhaiteriez gagner.

Le concours est ouvert jusqu’au 31 mars, n’hésitez pas à patienter pour découvrir les articles à venir ! 😉

On se retrouve très bientôt, d’ici là, n’oubliez pas d’observer la vie autour de vous !

Colonie de mouettes tridactyles en Norvège.
Colonie de mouettes tridactyles en Norvège.